Ce ne sont pas que les chansons d’amour qui se disputent la première place dans la hit-parade. Beau nombre d’artistes communiquent leur critique sur le monde et leurs idées politiques à travers leur musique. Ils sont artistes et s’engagent pour de grandes causes : humanitaire, environnement, éducation… 
Nous vous proposons aujourd’hui une liste aléatoire et non-exhaustive bien sûr, d’artistes engagés et dans l’ère du temps ! 😉

Rihanna

La Barbadienne a fondé plusieurs associations caritatives dans le domaine de la santé, l’éducation des enfants ou la recherche contre le cancer, maladie qui a emporté sa grand-mère en 2012. Elle n’hésite pas à interpeller les politiques sur les réseaux sociaux comme ici, avec Mr Macron.

Alicia Keys

La star s’engage souvent pour des causes sociales. Elle est co-fondatrice de la fondation « Keep A child Alive ».


U2

L’artiste Bono, du groupe U2 a notamment créé en 2002, l’organisation non-gouvernementale DATA (Debt, Aids, Trade in Africa) qui vient en aide au continent africain. Il est investit dans de nombreuses activités humanitaires.


Mika 

En 2015, avec le single « Hurts », il dénonce le harcèlement scolaire et l’homophobie.

Céline Dion

En 2016, elle devient la porte-parole du projet « l’appel du Québec », visant à lutter contre la radicalisation des jeunes.

James Blunt

En 2004, avec le titre « No Bravery », il dévoile son expérience de la guerre. L’artiste est aujourd’hui engagé dans un mouvement pacifiste : « Living With War Today ».


Lily Allen

En octobre 2016, elle est bénévole auprès des réfugiés de la Jungle de Calais. La chanteuse a récemment dénoncé l’action du gouvernement britannique sur le sort des migrants.

Les Enfoirés

Depuis 1985, le groupe d’artistes chante au profit de l’association « Les Restos du Cœur », créée par Coluche.

Tracy Chapman – Talkin’ ‘Bout a Revolution

Dans cette chanson extraite de l’album intitulé ‘Tracy Chapman’, sorti en 1988, la chanteuse folk américaine prononce les paroles suivantes : « They’re talking’ ’bout a revolution, it sounds like a whisper. Poor people gonna rise up and get their share ». Le morceau à forte connotation politique connut d’emblée un franc succès. La chanteuse au répertoire contestataire et engagé y décrit la manière dont les classes les plus modestes finiront par l’emporter et supplanter les nantis. Le titre a en outre été utilisé de manière non officielle lors de la campagne du candidat aux primaires démocrates Bernie Sanders.

Beyoncé – Lemonade

Beyoncé - Lemonade

« I like my negro nose with Jackson Five nostrils » clame Beyoncé dans ‘Formation’, le premier single de l’album ‘Lemonade’, sorti le 23 avril 2016. Par le passé, ‘Queen B’ avait été critiquée pour son manque d’engagement et de visibilité dans le débat relatif au statut des Noirs et à la problématique raciale aux Etats-Unis. Des accusations mises à mal dans le dernier album de la diva. Avec ‘Lemonade’, Beyoncé livre un réquisitoire contre les discriminations à l’égard des Afro-américains et rend en particulier hommage à la persévérance des femmes pour se libérer de toute domination. Elle se déclare fière de ses origines, de sa culture et de sa différence et apporte son soutien au mouvement militant ‘Black Lives Matter’. Par ailleurs, sa chorégraphie endiablée en hommage au mouvement des ‘Black Panthers’ lors du dernier Superbowl a fait office de prise de position politique pour la chanteuse qui s’affirme désormais comme une porte-parole de la communauté noire.

R&B 2.0 et textes engagés, voici Jamila Woods

On ne peut pas dire qu’on en aura beaucoup entendu parler ces derniers mois dans les médias français. Magazines, télé ou radios, toutes aussi pointues qu’elles se le veulent, n’ont pas vraiment diffusé cette nouvelle vague du R&B Nord-Américain.

Sensible, explorateur et engagé, l’univers de Jamila Woods nous est déposé de manière si douce et si dure à la fois. Des textes plus qu’engagés, soutenant la cause des femmes noires pour bons nombre des morceaux. Bercée par les poèmes de la première femme noire à recevoir le prix (d’excellence) PulitzerGwendoyn Brooks, et de la double récompensée du même prix, Lucille Clifton, elle aura su y puiser son inspiration pour nous délivrer aujourd’hui des textes péchus et poignants.

 

Kery James

À bientôt 40 ans, Kery James a des airs de vieux sage dans l’immensité d’artistes que porte aujourd’hui le rap français. Dans le cadre d’Aces Tour (Aces, pour Apprendre, comprendre, entreprendre et servir), il reverse, à la fin de chaque concert, 6 000 euros à un jeune diplômé, sous la forme de bourse d’études.

L’enseignement supérieur est un parcours auquel, en vingt-cinq ans de carrière, le rappeur qui a grandi à Orly (94) n’a pas vraiment eu le temps de penser. « J’ai sorti mon premier album à 13 ans, précise-t-il. Mais à l’origine, j’aurais voulu être journaliste, ou avocat. » Deux métiers qu’il incarne dans l’ensemble de son œuvre. Informer et défendre, des missions qu’il se donne parmi tant d’autres.

Permettre à des jeunes dans le besoin d’accéder à une bourse d’études est un « moyen de rendre aux quartiers ce qu’ils m’ont apporté », explique-t-il. « Aces est une action cohérente avec le discours que je tiens dans ma musique. Il y a une ambition chez les jeunes de banlieues qui est présente. On y voit des jeunes engagés dans tous types d’études, pilote d’avion, ingénieurs… »

Ayika’a en a interviewé quelques uns également, des artistes engagés, retrouvez-les ici !