À de nombreuses reprises, j’ai dû expliquer ce qu’était la Caraïbe à ceux qui me le demandait. J’ai pu constater alors que le terme Caraïbe était assez complexe pour beaucoup mais pour moi-même également.

Car en réalité, c’est une région dont les délimitations sont encore floues et dont la définition est très variée. Étant caribéenne, je me suis moi-même posée la question non pas parce que je doutais de moi mais tout simplement parce que je voulais en apprendre davantage sur les origines profondes de ce mot et comment sa signification avait pu évoluer.
Car à l’heure actuelle, définir la caraïbe reste tout de même confus pour les chercheurs ou historiens.
En réalisant mes propres recherches pour vous rédiger de la manière la plus simple possible cet article, ce fut un plaisir de réapprendre ce terme et ces réelles significations.
Car cela est toujours une satisfaction de dormir moins bête après avoir appris quelque chose.


Mais qu’est-ce qu’est la Caraïbe ?

Les origines 

À l’origine, ce terme prend racine du mot « KARIB » qui a été créé par les Européens et qui a ainsi été dérivé.
On attribuait le terme Caraïbe aux « Indiens Caraïbes ». Des indiens caraïbes qu’on appelle aussi indiens d’Amérique ou amérindiens et qui étaient les premiers habitants de l’Amérique du Nord, l’Amérique du Sud mais aussi de l’Amérique Centrale.
Avant la découverte de ces territoires (Nouveau Monde) par Christophe Colomb en 1492, ce sont ces peuples qui y habitaient et qui y avaient leurs propres coutumes, cultures, traditions, nations, institutions et langues…

Après la destruction de ces peuples donc l’arrivée des colons européens sur ces territoires ainsi que la mise en place de la traite négrière donc de l’esclavage, de nouvelles populations (africaines, européennes, asiatiques, arabes) sont donc arrivées et toutes ces influences ont créées les cultures caribéennes d’aujourd’hui. Mais le terme caraïbe va aussi évoluer au fil du temps et faire ainsi référence à plusieurs thématiques : régions géographiques, peuples/populations, cultures, langues, plantes…

Car aujourd’hui, nous entendons couramment parler de « peuples caribéens », « cultures caribéennes » ou encore « langues caribéennes ».

Une définition géographique

Il est difficile de définir la région géographique de la Caraïbe car si nous nous nous référons seulement aux États ou à des îles au sein de la mer des Caraïbes (La Guadeloupe ou la Martinique), nous excluons d’autres territoires (la Barbade) qui se situent aux portes de l’océan atlantique mais qui sont considérés caribéens politiquement, historiquement, culturellement mais surtout en terme de tourisme.
Car de nombreuses destinations sont définies en tant qu’îles caribéennes mais cela ne veut pas dire qu’elles se trouvent dans cette mer des Caraïbes.

Cependant c’est autour de la mer des Caraïbes que se constitue maintenant ce qu’on appelle la Grande Caraïbe et non la Caraïbe.

Cette mer s’étend sur 4,3 millions de km² et se situe en Amérique centrale donc au milieu de l’Amérique du Nord et de l’Amérique du Sud.
L’archipel s’étend de Cuba jusqu’au côtes vénézuéliennes et nous pouvons distinguer 2 types de Caraïbe :

La Caraïbe Continentale :

Belize, Colombie, Costa Rica,
Guatemala, Guyane,
 Honduras, Mexique, Nicaragua, Panama,
Porto Rico, Surinam, 
Venezuela

Les îles de la Caraïbe :

Antigua-et-Barbuda, Antilles néerlandaises, Aruba, Bahamas, Barbade,
Bermudes, Cuba, Dominique, Grenade, Guadeloupe, Haïti, Îles Caïmans, Îles Turques et Caïques, Îles Vierges américaines et britanniques, Jamaïque,  Martinique, Montserrat, République Dominicaine, Sainte-Lucie, Saint-Kitts-et-Nevis, St-Vincent-et les-Grenadines, Trinité-et-Tobago

La Caraïbe regroupe donc des îles, territoires ou états indépendants ou dépendants.

Une définition ethno-culturelle

Toutes ces îles ou territoires ont une histoire commune : l’esclavage et la colonisation. Tout comme l’Amérique Latine, ce sont ces nations caribéennes qui ont vu arriver les premiers esclaves africains amenés par les colons européens pour travailler de force. Durant l’esclavage mais aussi après son abolition, plusieurs autres populations sont arrivées : dont les populations asiatiques (indiennes, chinoises) ou encore les populations arabes (syriens, libanais).

Les habitants de cette Grande Caraïbe sont pour la majorité des descendants d’esclaves africains ou encore des travailleurs forcés indiens qui sont d’ailleurs les plus nombreux à l’heure actuelle.

Chaque état caribéen a donc son propre patois ou langue régionale. Ainsi nous pouvons dénombrer les différents créoles : créole jamaïcain, créole barbadien, créole guadeloupéen, créole martiniquais, créole haïtien…

Une définition historique

Très clairement, les européens se sont aménagés cette Grande Caraïbe. Et donc en-dehors de ces langues régionales, il y a ce qu’on appelle les langues officielles de ces territoires. Et ces langues officielles prennent racines dans la colonisation, chez les peuples européens colonisateurs.
C’est pour cela que nous appelons aussi la caraïbe française, la caraïbe anglaise, la caraïbe espagnole ou encore la caraïbe néerlandaise.

En Guadeloupe nous allons entendre parler le créole guadeloupéen dans les rues mais également le français puisque c’est la France métropolitaine qui a colonisé cet archipel. En Jamaïque par exemple, nous allons entendre le patois jamaïcain parlé dans les rues mais également l’anglais puisque c’est la Grande-Bretagne qui a colonisé l’île.
Cuba ou la République Dominicaine sont deux îles qui ont vu leurs terres instituées par l’Espagne.
Enfin si nous prenons les îles Curaçao, ils ont également leur créole mais aussi comme langue officielle le néerlandais en référence aux Pays-Bas, leur pays colonisateur.

Ma Caraïbe à moi

Pour définir ma caraïbe à moi, cela va être simple. Étant donné que je suis caribéenne par mon père puisqu’il est originaire de la Guadeloupe. Je connais la Caraïbe seulement à travers cet archipel qui m’a vu venir et grandir à de nombreuses reprises lors des grandes vacances scolaires.
J’ai aussi déjà mis les pieds à la Martinique ou j’avais pu reconnaître ses caractéristiques et son authenticité.
Sinon en plus de la Basse-Terre et de la Grande-Terre (d’où est originaire ma famille), j’ai également visité Marie-Galante et les Saintes dont d’autres îles qui constitue la Région Guadeloupe. Car en réalité, la Guadeloupe n’est pas une île mais un ensemble d’îles d’où l’expression : Archipel de la Guadeloupe ou Îles de Guadeloupe.

J’ai donc pour l’instant visité seulement la caraïbe française mais j’aimerais un jour visiter la caraïbe anglaise ou néerlandaise comme la Jamaïque ou Curaçao.
Ma caraïbe à moi c’est la chaleur, la plage, les bokits, le bruit des insectes la nuit, la population très attachante, les histoires familiales et les moments passés en famille.
Ma Caraïbe à moi c’est toute cette culture dont je suis fière. Cette culture qui est née dans la douleur mais qui a su se construire à travers plusieurs influences ethniques et culturelles.
Si un jour vous avez l’occasion de voyager à travers la grande Caraïbe, c’est cette histoire commune que vous allez retrouver à chaque fois : l’esclavage, l’immigration, les créoles…

Pour tous ceux qui aimeraient partir en Guadeloupe. Vous avez le choix entre plusieurs compagnies aériennes depuis Paris :

Air France
Air Caraïbes
Corsair

Formalités :

Carte d’identité ou Passeport pour les français et les ressortissants des pays de l’Union Européenne
Visa ou Passeport pour les ressortissants des pays Hors Union Européenne

Ou se loger ?
Chambre chez l’habitant
Hôtel
Bungalows/Gîtes
Villas
Appartements

Comment se déplacer ?
Transports en commun
Taxis
Location Voiture
Covoiturage/Taxis Privé (Application Carter by AnSavfèsa)

Quelles activités ?
Culture
Sport
Découverte/Loisir
Bien-être

N’hésitez pas à consulter le site www.creoletrip.com pour tout savoir des activités originales à faire en Guadeloupe.

Pour avoir des informations générales sur l’archipel et sur son Tourisme, n’hésitez pas à aller sur le site officiel du comité de tourisme des iles de Guadeloupe www.lesilesdeguadeloupe.com

Photo prise en Août 2015 au marché de Pointe-à-Pitre. Crédit Photo : Oxybel Andie