Lorsqu’on suit un peu ce qui se fait dans le secteur de la mode, on se rend compte que le temps et les codes ont une place prépondérante dans son fonctionnement. Aujourd’hui nous vous proposons une petite rétrospective des modes depuis les années 1920 à nos jours en lien avec notre dernier « Impose ton Style ».
Laissez libre cours à votre imagination… 😉

Les années 20-30 :

Les années 20, les « Années folles », celles qui nous rappellent les festivals à plumes où se danse » le Charleston ! Les music halls ont la côte à Paris Montparnasse ou Montmartre. Des scènes où se côtoient écrivains, peintres et mondains. Modigliani, André Breton, Francis Scott Fitzgerald… et la Revue Nègre de Joséphine Baker font un carton aux Champs-Élysées.
Les paillettes, les robes à franges. Montre à gousset et souliers cirés étaient de mise. La silhouette féminine des années 20 est radicalement androgyne et surtout libérée du carcan du corset, le vêtement doit être confortable et pratique. La lingerie est synonyme d’érotisme, soutiens-gorges et culottes sont affriolants.  Les robes se portent avec une taille très basse, la silhouette est droite.
De ces années on a surtout retenu l’avènement de la femme dites moderne, rebelle et indépendante qui fait table rase des conventions. Le terme « flappers » désignant autrefois les jeunes débutantes, est alors synonyme de la conduite hors norme de cette jeune femme délurée qui boit, fume et conduit vite. On l’aura bien compris les années 20 sont l’avènement de la femme moderne, longtemps seul maître à bord pendant les années de guerre.

Il est assez difficile de trouver des photos de mode homme car pendant longtemps les magazines de mode se sont cantonnés à la mode féminine. Cependant on peut dégager quelques grandes tendances mode de l’homme des années 20. Le sport et l’automobile sont en plein essor et l’allure masculine est résolument sportive : complet avec motifs à carreaux, le pantalon de golf est à l’honneur également. La veste de criquet est aussi plébiscitée. Des accessoires tels que casquette en tweed, lunettes et gants de courses sont directement inspirés de l’univers de l’automobile.
Les costumes sont assez près du corps mais pas trop ajustés non plus car les tenues se doivent d’être confortables.
En quelque sorte la mode telle qu’on la connaît aujourd’hui commence dans les années 20. Étrangement, ces années dont on retient facilement des clichés vestimentaires et surtout le sentiment d’une joie de vivre ineffable, doit son sobriquet « les Années Folles » au titre d’un film de 1960, réalisé par Mirea Alexandresco et Henri Torrent.
Cependant, l’indépendance durant ces années post-guerre, revenait à se conformer à ce style précis…

Les années 40-50 :

Les année 50, les « fifties » ! Alors que les 30 glorieuses s’amorcent, la féminité est à l’ordre du jour ! Tirée à 4 épingles, comme Grace Kelly, ou Audrey Hepburn, la femme se montre plus coquette que jamais ! A une époque menée par le rythme endiablé du swing, glamour et luxe montrent la cadence.

La photographie amateur nous apprend toujours beaucoup sur les modes populaires. Même si les maisons de coutures donnent une impulsion, peu nombreuses sont les femmes à pouvoir s’offrir ces superbes créations. Ici, c’est l’interprétation par la femme qui travaille, qui a des loisirs de son temps, en ville, à la campagne… La mode populaire des années 40 va être bouleversée par la guerre. Rapidement, les rationnements vont s’appliquer à tous les domaines de la vie, et les vêtements vont devoir s’adapter. Les grands couturiers parisiens n’ont plus la possibilité de travailler, ce n’est donc plus d’eux que viennent les tendances, mais de la capacité même des femmes à trouver des arrangements dans ce contexte pesant. Le manque de matières premières nécessite de revoir les coupes, les longueurs. Ainsi, les jupes montent au genou, le plissé est simple pour limiter la quantité de tissu nécessaire. Plus que jamais, le vêtement doit durer et pouvoir être réemployé.

Les années 40 et 50 virent l’influence de grandes maisons de couture telles que Dior, Balmain et Chanel en plein essor, jusqu’à la fin des années 50. Le prêt-à-porter voit le jour à la même époque.

La « mode de la récup’ » rime alors avec l’apparition de jupes raccourcies, de la taille ceinturée et des manches ballons. Le manteau se porte désormais court comme une veste d’homme et de manière superposée pendant l’hiver.
Le bas nylon apparu au début des années 40 disparait pour laisser place au bas de laine. Le cuir et le caoutchouc utilisés pour la fabrication des semelles de chaussures ayant été réquisitionnés, les premières chaussures compensées en bois ou en liège font leur apparition. Les femmes adoptent une silhouette plus féminine, contrairement à la mode des « années folles ».
La mode est aux robes laissant voir des épaules nues et aux décolletés en U sous les capes. Comme un signe de révolte à la restriction durant la Seconde Guerre, les jupes prennent des centimètres en plus. Un certain Christian Dior, qui vient d’ouvrir sa maison de couture, dévoile la collection « Corolle » en 1947 lors de la présentation de sa toute première ligne de vêtements.

Les années 60 :

Dès la fin des années 1960, de nombreux mouvements artistiques et culturels voyaient le jour et des groupes de population étaient désormais rattachés, entre autres, à leur manière de s’habiller. La mode qui avait été quasi-uniforme et réservée à une certaine classe de la population jusqu’à ces années était en train de passer aux mains de groupes sociaux, indépendamment et parallèlement à la haute-couture. Car cette dernière, également en pleine mutation dans cette décennie avec l’apparition de nombreux couturiers, a profité de cet « air de changement » pour proposer son lot de nouveautés.

Que ce soit à paris, New York, ou Moscou, la mode est inévitablement présente partout. À travers les générations nous la subissons, et au cours des années elle se réinvente. Durant les années 60, un nouveau tournant prend place, tandis que le prêt à porter se démocratise, les couturiers se tournent vers un style aux allures futuristes.

On sort enfin de la phase d’après-guerre, les trente glorieuses battent leur plein, mais on reste mesuré. La musique pop anglaise éclot, se dévoile aux yeux du grand public, et les Beatles sont encore quatre garçons modèles qui attirent les foules. De 1965 à 1970, le monde a réellement changé, les rockstars défilent dans le loft newyorkais d’Andy Warhol, la pop s’exporte aux États-Unis alors que les soixante-huitards amorcent le changement en France.
En 1961, André Courrèges ouvre sa propre maison de couture avec pour mission d’affranchir la femme de toutes les couches qu’elle porte, il crée la minijupe et l’introduit dans ses défilés elle arrive désormais au-dessus du genou. Yves Saint Laurent, ayant ouvert sa maison de couture en 1962, s’inspire de la mode masculine pour la transposer à la femme : il crée le trench et le caban féminin en 1962, le smoking en 1966, la saharienne et le pantalon de tailleur en 1967.

Au-delà de ces créations, le monde moderne, notamment la conquête de l’espace, est une grande source d’inspiration pour les couturiers qui voient l’occasion de laisser s’exprimer leurs fantasmes futuristes les plus fous. Cette avant-garde du futurisme est incarnée par André Courrège (toujours lui) qui le premier se lance en 1964 avec une collection nommée « Space Age » (l’âge de l’espace) présentant des vêtements aux formes quasi-géométriques. La tenue type est composée de bottes, d’un masque et des jupes très courtes, elle est faite de matières (pvc, polyester) et de couleurs (argent) à l’époque futuristes. Ses collègues de profession lui emboîtent le pas, Paco Rabanne et Pierre Cardin s’y mettent également !

Outre cela, les années 60 marquent pour les créateurs de haute couture le début de leur collaboration avec les vedettes de l’époque, icônes des années Yéyé, actrices en vogue comme personnalités politiques telles que Jacqueline Kennedy, femme de l’illustre président américain (qui à son époque fut la plus jeune première dame de l’histoire des États-Unis et qui fut, au cours du mandat de son mari, une véritable icône de société, de beauté et de mode année 60). Chacun a ses muses : Pierre Cardin crée les costumes de scène des Beatles, Paco Rabanne fournit les robes du film Casino Royale. Ils créent désormais leur propre parfum, et commencent à ouvrir des boutiques de prêt-à-porter. A côté de cette forte activité dans les hautes sphères de la couture, la mode adoptée par les mouvements populaires de l’époque comme le Yéyé ou le hippie, servira comme le commencement d’une nouvelle ère dont l’influence est toujours présente aujourd’hui en toile de fond.

Des périodes monostyles à la pluralité des looks…

 

Les années 70 :

Entre les bottes, les cuissardes, mais aussi la fameuse coupe afro, le moins que l’on puisse dire c’est que les années 70 sont riches et mouvementées !  Côté cinéma, Coppola (Le Parrain) est au top, alors que le monde de la musique découvre le reggae-rock. Mais dans le domaine de la mode, face au mouvement Hippie s’impose le style disco ! Ajoutons à cela que cette décennie effervescente fut influencée par le mouvement Black Panther.
Dans un monde scindé en deux parties : une qui a plongé dans une décadence et un rejet certain des règles de la société (mouvement hippie), et paradoxalement une autre qui a totalement épousé un mode de vie centré sur la consommation de masse, les idoles de la décennie tombent comme des mouches, Beatles, Hendrix, Joplin…

La mode des années 70 a été très dynamique grâce aux trois courants forts de la période. Les hippies ont lancé la tendance de la jupe longue à fleurs, le disco a démocratisé les chemises et robes à paillettes, et la vague punk des seventies a troué les jeans de tous les adolescents !
Dans les années 70, l’heure est à l’originalité. Du côté des tenues, cette volonté s’est traduite par une explosion de couleurs comme le bleu électrique, et de matières comme le pailleté. Le style devient unisexe : les femmes se veulent plus masculines avec des coupes garçonnes, des pantalons et des blazers à revers, tandis que les hommes optent pour les cheveux longs. Les courants Hippie, Disco et Punk sont caractéristiques des années 70, et font la richesse vestimentaire de la période.

Le jean devient unisexe, c’est un véritable code vestimentaire chez la génération hippie ! Il est pattes d’eph, donc serré aux cuisses et évasé à partir des genoux, et très souvent customisé à l’aide de peintures, broderies, coquillages, strass… En parallèle, on déchire son jean chez les punks, et on le porte avec des Dr Martens !
La jupe longue faisait partie de la tenue indispensable des hippies des seventies. Les jupes étaient fluides, aux imprimés ethniques ou floraux, toujours dans des couleurs très vives. Le total look hippie se complétait par des bandeaux et foulards dans les cheveux, et d’une ceinture tombante au niveau des hanches.
Les robes à paillettes ou les robes aux couleurs dorées et argentées sont directement copiées des tenues de scène de Diana Ross et d’Abba, portées avec des sandales plateformes pour un total look disco !
Le sous-pull est une pièce bien pratique mais les bottes et les cuissardes sont la grande tendance des années 70 !

Les années 80 :

Avec la mode des années 70, la mode des années 80 était l’une des périodes les plus expérimentales en matière de style, ce que l’on doit évidemment aux icônes de l’époque : Princesse Diana, Madonna, Joan Collins et Boy George pour en nommer quelques-unes.
La garde-robe des années 80 est très colorée. Fluo et paillettes sont à l’honneur ! Ce nouveau style groovy se montre très fun. En effet, cette décennie caractérisée par « surconsommation » et « bling bling » illustre une atmosphère baignée dans un esprit de liberté et d’insouciance.
Aaah les années 80… Ses tubes, ses – pop – stars mais aussi plus que jamais sa mode…
Les vêtements étaient alors utilisés pour définir et dévoiler sa personnalité. Les épaulettes arrivaient jusqu’aux oreilles, notamment grâce à Lady Diana et aux acteurs de Dynasty. Pendant ce temps, Boy George et l’équipe du Blitz club incarnent le mouvement punk. Pas de doutes, c’était une époque où la mode démonstrative régnait – à côté, les années 90 paraissent bien calme. Retour en arrière.

En effet, difficile de ne pas rebondir sur les « it » pièces qui ont marqué l’époque. Parce que oui, la mode des années 80 constitue un véritable phénomène à part entière… Ses jeans « bleach » (comprendre effet neige) et déchirés, son lot de caleçons et fuseaux portés avec un sweat déstructuré (merci Flashdance !), ses baskets montantes et autres Dr. Martens qui ont accompagné les modeuses en quête d’un style (aussi varié soit-il) pour le moins « in » du moment. On n’oublie pas non plus le fluorescent qui rehaussait en un tour de main le dressing des fashionistas avec originalité.

Silhouettes hautes en couleurs, excentricité, originalité, métissage et effet clinquant : c’était ça, les années 80 ! L’époque où des top models prénommés Claudia et Naomi débarquaient sur la scène internationale, le moment où la pop venait supplanter le disco, quand la tendance rock (voire gothique) s’affichait chic et sexy à la fois.
Sans oublier le mouvement sportswear de l’outre-Atlantique qui débarquait en France avec son lot de baskets montantes et de sneakers colorées, qu’on a très bien adopté d’ailleurs.
Alors certes, on ne garde pas tout (exit les épaulettes, la cagoule et les tailleurs « executive women »), mais on tire quelques pépites du lot définitivement revenues sur le devant de la scène.

Les années 90 :

Plus hype que jamais, les années 1990 insufflent un air vintage puissant dans la mode du moment. Collier choker, mom jean, crop top, bomber et chaussures à plateformes ? Tous émergent de cette décennie rythmée aux sons pop des Spice Girls et infusée à la mode teen de la série culte Beverly Hills. Près de 30 ans plus tard, retour sur le patrimoine de dix ans de mode audacieuse, tour à tour pop&rock et girly-nunuche, qui n’en finit pas de faire son revival, inspirant les labels les plus pointus de la fashionsphère.

Des pantalons en jean délavé couleur carotte, des t-shirts basiques, des chouchous dans les cheveux, des robes mini. Beverly Hills 90210 a marqué toute une génération. S’en suivent les pop stars qui secouent (un peu) et féminisent le look propret des séries tv. Durant cette période bercée par le tempo des Spice Girls, ce nouveau style beaucoup plus « street » demeure tout de même vintage. La déferlante Spice Girls imprime la mode des nineties d’imprimés léopards, looks sporty-sexy et make-up criard, revendiquant un « girl power » dont les ados de la décennie s’emparent aussitôt. Britney Spears apparaît en jupe mini-mini, pompons rose dans les cheveux, crop top et lingerie apparente.

Les années 90 accueillent un nouveau look, notamment influencé par la musique : du Hip Hop devenue de plus en plus populaire en passant par le rap-rock alternatif. Kate Moss ou Winona Rider esquissent une mode nineties moins girly, plus rock et plus dark.

Tout comme « la Brindille ». Du haut de son petit mètre soixante-dix, aux antipodes des pulpeuses super models de l’époque, la carrière de Kate Moss sera fulgurante. Elle débute en 1989, à l’âge de 15 ans, et explose avec la campagne Calvin Klein, shootée par son petit ami de l’époque Mario Sorrenti, en 1993.

Le hip-hop, né dans les seventies au Bronx NYC n’a pas dit son dernier mot. Après la vague new school des eighties, rythmée par Run-DMC et LL Cool, les nineties voient émerger Public Enemy, Beastie Boys, De La Soul, MC Hammer ou A Tribe Called Quest.

À la télévision, c’est le look coloré de Will Smith dans le Prince de Bel-Air qui donne le ton d’une mode moins underground, plus accessible.

Les 90’s consacrent la mode de niche « Kinderwhore » déclinaison féminine du look grunge dont Courtney Love, épouse de la légende Kurt Cobain (du groupe Nirvana), est l’égérie.

Décennie de paradoxes, les nineties voient cohabiter – s’affronter – une mode extrême et minimale. Au milieu des années 1990 déferle le look “cyber”, paré de vêtements futuristes qui empruntent leur coupe à l’univers indus, taillés dans de nouveaux matériaux techniques comme le néoprène ou les microfibres. C’est le royaume de la démesure et de la science-fiction, à l’orée de l’an 2000, inspiré de films à succès comme « Mars attacks » ou « Matrix ». 

Le jean est incontestablement le textile des nineties. En cause ? La révolution lycra, une fibre synthétique qui rend le denim élastique. Les femmes adorent et en font aussitôt leur nouvel uniforme urban. En haut veste en jean, bodys, crop-tops. Aux pieds des chaussures à plateformes. Dans les cheveux, chouchou et casquette, telles sont les éléments qui accompagnent le jean.

Les année 2000 :

Dans les années 2000, deux tendances semblent s’imposer en parallèle : D’un côté, l’aspect des vêtements tend à devenir moins important que la marque, expression du pouvoir d’achat du consommateur et de l’image ou philosophie de vie auquel il s’identifie. La mondialisation et la concurrence ont entraîné la fusion des groupes de l’industrie de la mode et du luxe et un marketing poussé. Les nécessités liées à la rentabilité et au retour sur investissement ont augmenté le nombre de collections par an, accéléré le roulement des nouveaux produits, tout en faisant et défaisant les modes en très peu de temps.

À l’inverse, on a pu observer un rejet de la mode en tant que stigmate de la consommation à outrance, avec le phénomène « No Logo » – en référence à l’ouvrage de Naomi Klein, figurant en 2000 sur la liste du Gardian Award, puis paru en France en 2001. Cette volonté de résister aux diktats et aux apparences consuméristes s’est notamment illustré dans le refus de porter des marques aux logos ostentatoires.
La mode contemporaine exprimerait à la fois une certaine attitude grégaire et le rejet de toute appartenance à une catégorie déterminée.
Les années 2000 ont vu le retour de plusieurs tendances des décennies passées revisitées par les grandes marques.

À l’aube des années 2000, le monde s’attendait à des changements révolutionnaires dans un cadre général. La mode n’a pourtant pas connu beaucoup de nouvelles tendances significatives au début de la décennie. La tendance des années 80 tend à faire son retour dans la rue et sur le catwalk. Les collections des marques de prêt-à-porter sont aussi chics et élégantes que la haute-couture et une tendance rétro se fait sentir vers la fin de cette décennie. Le style vestimentaire relève désormais plus d’une expression de sa personnalité que d’un besoin fonctionnel.

Les années 2000 voient la popularité des enseignes de prêt-à-porter telles que H&M, Zara, Mango ou La Redoute s’accroître. Et ces mêmes marques commencent à collaborer avec les grands noms de la haute-couture pour offrir des collections chics et élégantes à petit prix : c’est le phénomène de « masstige ». Il est pourtant toujours de bon ton d’acheter des vêtements de marques. Les marques symbolisent en soi le reflet du pouvoir d’achat et de la place de chaque individu dans la société.

Du côté des célébrités, nombreuses sont celles qui se sont lancées dans la mode ; des anciens mannequins ou des chanteuses qui créent leur propre marque de vêtements ou de parfumerie. Le rappeur P. Diddy est le précurseur du mouvement en créant la marque Sean John, qui se spécialise dans le streetwear.

Le mouvement Tecktonik lancé en 2002 grâce aux soirées « Tecktonik Killer », apporte avec lui un code vestimentaire propre et marquera le visage de la mode des années 2000. Le mouvement est avant tout une danse et un style vestimentaire. Reprenant les codes de la mode des années 80, le style vestimentaire du mouvement Tecktonik est unisexe avant tout. Les pièces sont flashy et portées près du corps. Le slim est l’unique pantalon, qu’il soit en jean ou en cuir, et le haut également se porte près du corps. On privilégie les imprimés rayures surtout à l’horizontal. Le tout se porte dans un mariage de couleurs harmonieux sans tomber dans le classique.

L’ensemble la décennie 2000 voit le retour de quelques pièces des tendances des années précédentes. Les petites ballerines vernies des années 60 ainsi que les chaussures compensées en bois ou en liège reviennent dans le dress-code féminin. Le pantalon slim et le legging se portent de plus en plus. D’ailleurs, le mannequin Kate Moss a instauré la mode du slim porté avec des ballerines et une veste. Les célébrités inventent les tendances et la mode s’inspire des paysages visibles dans la rue.
Durant cette période on voit cependant la mode se tourner vers une autre partie du monde.

Impose Ton Style :

La mondialisation entraine aujourd’hui une expansion des cultures à travers les continents. Car l’industrie de la mode à un coté économique avec des enjeux, au-delà de la passion pour le vêtement que l’on peut avoir tendance à oublier pour être « in », pour se conformer aux codes de l’industrie. Tantôt on observe des cultures qui s’imbriquent, à l’instar d’Asos qui collabore avec le duo de créateurs kenyans 2ManySiblings pour une collection capsule, ou encore les cabas des tanties camerounaises repris par Stella McCartney. Les panchos péruviens sont devenu courant. Tantôt certaines arrivent à s’imposer dans leur entièreté comme la culture japonaise. Désormais les jeunes ont de plus en plus le choix de se tourner vers une mode suivant les tendances de la mondialisation ou à l’opposé, de partir vers une mode s’inspirant de leur origine.

Toutes ces époques et ces modes relatées font référence à notre dernier projet « Impose Ton Style », qui lui reprend les styles d’époque mais avec une touche de modernité à la Ayika’a, en n’oubliant pas de l’adapter à notre identité avec une touche de modernité.

Finalement on se réinvente et s’inspire du passé pour se créer un look unique aujourd’hui qui dénote de sa propre personnalité. La mode ne cesse de se renouveler et de s’inspirer du passé. On a le choix, il faut en profiter. L’époque où il y avait qu’un seul style vestimentaire auquel tout le monde devait se conformer disparaît peu à peu. Nous pensons chez Ayika’a qu’il est important d’arborer un look dans lequel on est confortable et au travers duquel on se trouve beau.

Anne Raïssa Gbakatchétché

Sources :
Années 2000 – Histoire de La Mode En France. http://histoiredelamode.canalblog.com/archives/2010/05/17/17924747.html. Ces Icônes Qui Ont Façonné La Mode Des Années 80 – Marie Claire. http://www.marieclaire.fr/,les-looks-des-annees-80,697611.asp.  —. http://www.marieclaire.fr/,les-looks-des-annees-80,697611.asp.  Histoire de La Mode : Les Années 1990 – Portail de La Mode. https://www.portaildelamode.com/histoire-mode-annees-1990/.  La mode dans les années 2000 : retour vers le passé. http://www.trenditude.fr/La-mode-dans-les-annees-2000-retour-vers-le-passe.html.  La Mode Des Années 20. http://mindalicious.fr/la-mode-des-annees-20-histoire-et-inspirations/.  La mode entre les années 40 et 50. http://www.trenditude.fr/La-mode-entre-les-annees-40-et-50.html.  Mode Année 60 : Tout Sur La Mode Des Années 1960 ! https://www.commeuncamion.com/2013/08/08/la-mode-des-annees-60/.  Mode année 70 – Tout savoir sur la Mode des années 70. 20 Aug. 2013, https://www.commeuncamion.com/2013/08/20/la-mode-des-annees-70/.

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