Prendre en photo des mannequins professionnels et des modèles amateur est une mission très délicate. Je ne pouvais donc pas aborder le sujet de la même manière. Les mannequins sont habitués à poser devant un objectif. Les autres filles elles, doivent être suffisamment misent à l’aise pour faire ressortir le potentiel que l’on a décelé en elles ! C’était fun ! – Jérôme Jack

Qui est-tu Jérôme Jack ?

Hello, je m’appelle Jérôme Jack et je suis photographe autodidacte.

J’ai dès 2008 mêlé ma passion à mes études supérieures de graphiste 3D en photographiant mon entourage. Passionné de mode, je travaille depuis plusieurs années avec des créateurs comme Nash Prints It, Danhomé, By Natalia, etc.

J’ai dans ce cadre couvert de nombreux défilés de mode et immortalisé sur papier glacé plusieurs évènements culturels à Paris comme les Fashion Week ou les concerts de musique. La passion est devenue métier et mes différentes rencontres artistiques et professionnelles qualifient mon style de « lumineux et artistique ».

Après quelques années d’expérience, j’ai mis sur pied ma propre structure et quitté mon travail chez Vente Privée. Depuis ce jour, je vis une succession d’aventures plus palpitantes les unes que les autres alors je vous propose de rentrer dans une partie de mon univers avec Ayika’a.

J’ai trouvé la cause noble

Pourquoi as-tu rejoins ce projet ?

J’ai rejoint le projet AYIKA’A tout simplement parce que j’ai trouvé la cause noble. La femme noire et la femme métisse n’est pas représentée telle qu’elle le devrait en France et en Europe. J’ai l’impression que dans notre pays, il y a toujours ce malaise lorsqu’on parle d’un noir ou d’un arabe.

On utilise des termes américanisé (black) ou « verlan » (rebeu) comme si dire noir ou arabe est une
insulte. De la même façon, mettre un noir ou un arabe dans une pub ou autre est presque déjà un parti pris. Prenons l’exemple des Etats-Unis ; malgré ce racisme omniprésent, toutes les communautés sont représentées !

Ce projet parle des femmes noires et métisses dans le monde de la mode mais nous aurions, si nous avions été concernés, tout aussi bien pu parler de l’homophobie dans certains pays mais ne vous méprenez pas ; nous constatons qu’il y a du progrès mais espérons seulement que ce ne soit pas juste un phénomène qui sera oublié d’ici quelques saisons. Le monde est une diversité alors profitons-en.

Qu’est que Ayika’a t’a apporté ?

Ce projet m’a, d’une part permis de travaillé à nouveau avec des modèles amateurs (rires) mais d’autre part, étant moi-même pris dans la spirale du monde de la mode, je ne travaillais pas avec suffisamment de mannequins noirs en général.

Alors j’ai moi-même pu découvrir qu’il y a des mannequins noirs et métis (dans le vrai sens du terme) qui ont énormément de charisme malgré leur petite taille ou encore leurs petites imperfections qui sont d’ailleurs les éléments les plus intéressants chez un mannequin.

Prendre en photo la perfection est d’un ennui sans fin ! Il y a Photoshop pour ça ! Faites un tour du monde et tout ce que vous prendrez en photo, ce sont plutôt les éléments qui ont du vécu ! Pas la première femme avec une plastique parfaite !

 

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