Introduction à la culture générale

Selon moi le taux de mĂ©lanine (qui rend plus ou moins noir) prĂ©sent dans le corps ne devrait pas ĂŞtre un critère de sĂ©lection. Bien sĂ»r on peut vouloir un type de modèle prĂ©cis pour une campagne prĂ©cise ou encore selon sa cible par exemple. Mais lorsque cela devient une habitude voire la norme, j’estime qu’il est prĂ©fĂ©rable d’ouvrir les horizons en proposant des choses nouvelles et plus en lien avec la rĂ©alitĂ© actuelle.

Autant on voit des peaux blanches, d’autres plutôt bronzés, mates, avec des tâches de rousseurs et ainsi de suite. Autant j’aimerai voir des choses qui moi aussi, me parleraient et qui me permettraient de m’y identifier facilement. Aujourd’hui fatigué de dénoncer, de revendiquer, certains passent à l’acte et rendent cela possible en faisant eux même des projets avec les caractéristiques désirées. On ne devrait pas en arriver là mais c’est la réalité. « For us by us » comme on l’entend de plus en plus. Malheureusement cela a tendance à se retourner contre nous avec des propos qualifiant péjorativement tous ces actes de « communautaires ».

En ce qui concerne la peau noire, ces variations sont d’origine multiple. Selon les rĂ©gions du monde par exemple. Le continent africain regorge de personnes Ă  la peau noire. Allant du noir Ă©bène Ă  un teint très clair ou orangĂ© (rouquine), j’évoquerai Ă©galement ce sujet. Autre thème que j’aborderai, l’origine de cette peau noire. Aussi bien d’un point de vue scientifique que gĂ©ographique. Des quick facts sur l’industrie de la mode, l’histoire et la gĂ©ographie en lien avec l’homme noir, mais aussi des blagues et des anecdotes.

OĂą, et pourquoi retrouve-t-on des personnes noires de peau aujourd’hui ?

Vous me direz peut-ĂŞtre que nous sommes dans une mondialisation Ă  tous les niveaux de la sociĂ©tĂ© et que dire que certains peuples se situent Ă  tel ou tel endroit n’est plus strictement vrai aujourd’hui. Mais je pense qu’il est bon de connaĂ®tre les origines, le passĂ© qui nous a emmenĂ© jusqu’oĂą nous sommes.

Well, we live in a world out/far of our roots. Ou à moitié disons. Ici je vais essayer de vous en apporter un peu plus sur le sujet pour remettre les choses dans leur contexte. J’aimerai qu’un maximum de personne puissent être sur le même socle d’information. Cela rassure les uns et les autres et améliore les relations entre ces derniers ;).

Pour ce premier billet je vous présente le thème de l’origine et ce de manière assez large en faisant un lien avec le film « Ouvrir la voix» d’Amandine Gay, disponible en salle depuis le 11 octobre.

« Dire Noir, et pas Black. »

Je suis noire, je ne suis pas « black »,
Ce n’est pas une injure, c’est le mot choisi pour qualifier ma couleur de peau.
Pourquoi serait-ce gênant ?

InfluencĂ© par le documentaire « Ouvrir la voix » d’Amandine Gay (voir extrait vidĂ©o), le premier billet de cette catĂ©gorie culture gĂ©nĂ©rale porte sur la place de la femme. Place de la femme, noire de surcroĂ®t. Et si en plus elle est musulmane ou lesbienne ou artiste, les luttes s’empilent. Pourquoi ne pas la laisser libre de ses choix et de ses convictions d’une part ? Pourquoi ne pas tout simplement l’accepter ?
Car au final elle n’en demande pas plus. « Si tu ne m’aime pas, ne me dĂ©range pas ». «Si tu ne m’accepte pas, tolère-moi.»
Ne m’ignore pas car après tout, je reste un humain comme toi. Et si tu es acceptĂ© dans cette sociĂ©tĂ© c’est bien parce que tu rentres dans ses normes, tu corresponds aux critères, Ă  la tradition.

Après avoir passĂ© une journĂ©e assez centrĂ©e afro fĂ©ministe je me sens mieux, vraiment beaucoup mieux qu’au rĂ©veil. Triste et rĂ©voltĂ© d’entendre la souffrance et les difficultĂ©s auxquelles bon nombre d’entre nous font face. Mais aussi confiante et rassurĂ©e de voir qu’il y a une prise de conscience et une mobilisation pour faire changer les choses. On pourra toujours critiquer, ne pas comprendre pour mille raisons. Mais au final pourquoi juger ces personnes qui ne font qu’exprimer ce qui les empĂŞchent de s’émanciper ? Je ne crois pas qu’on puisse tous comprendre ces choses auxquelles elles font face, ressentir ce que cela induit.

Mais seriez-vous Ă  l’aise avec le fait qu’on pointe du doigt cette caractĂ©ristique qui fait de vous ce que vous ĂŞtes ? Ou encore ce trait physique ou cet attribut qui vous correspond et qui vous dĂ©finit ? Seriez-vous Ă  mĂŞme d’accepter qu’on ne vous accepte pas pour ça ? Pour qui vous ĂŞtes vraiment finalement. Si on arrĂŞtait de se juger les uns les autres, pratiquions plus de tolĂ©rance et de compassion, nous pourrions rĂ©ussir Ă  vivre dans un monde nettement meilleur oĂą il ferait bon vivre. Cela peut paraĂ®tre utopique comme vision mais je ne crois pas que cela tienne Ă  grand-chose. Si chacun dans son individualitĂ© fait cet effort de comprĂ©hension et d’acceptation, les choses peuvent dĂ©jĂ  changer. Et ainsi cela se ressentirai dans nos actes, nos messages. Au travail, Ă  l’Ă©cole, dans la rue. Imaginez-vous l’environnement qui pourrait Ă©maner de cela ? La sociĂ©tĂ© en serait totalement changĂ©e. De par ses valeurs profondes mĂŞme. On pourrait enfin vivre tous ensemble et s’aimer et ĂŞtre aimĂ©. Car oui, je pense qu’aimer et se sentir bien dans sa peau, c’est ĂŞtre libre.

Raïssa GBAKATCHÉTCHÉ

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