Couper, lisser, coiffer, tresser les cheveux de nos mannequins est la mission qui m’a Ă©tĂ© confiĂ©e par Cindy. Un rĂ´le que j’ai pris Ă  cĹ“ur. Cela pour montrer au monde Ă  quel point travailler les cheveux noirs et mĂ©tissĂ©s est un moyen pour les coiffeurs/coiffeuses d’enrichir leur crĂ©ativitĂ© et d’amĂ©liorer leurs techniques. – Biecha Ahmada

Biecha, pourrais-tu te présenter ?

DiplĂ´mĂ©e en Arts appliquĂ©s et en coiffure c’est naturellement que je me suis portĂ©e volontaire pour ĂŞtre la coiffeuse du projet AYIKA’A.

Constamment à la recherche de nouveauté, j’affectionne le fait de découvrir des techniques de coiffure innovantes ainsi que d’appliquer mon savoir-faire sur un large panel de textures capillaires.

Ce métier est devenu une réelle passion. Elle ne cesse de grandir et me permet de mettre à l’épreuve ma créativité. Le tout en vivant des moments riches en rencontres et en expériences.

En tant que coiffeuse j’ai eu la chance d’accĂ©der aux domaines de l’art, de la mode et de la beautĂ© qui sont depuis toujours, des environnements dans lesquels j’ai voulu travailler et dĂ©velopper mon univers artistique. C’est donc au sein de ces environnements que je m’épanouis en crĂ©ant des coiffures uniques et adaptĂ©es aux diffĂ©rents profils que je rencontre au cours de ma carrière.

Pourquoi as-tu rejoint ce projet ?

J’ai intégré ce projet car étant moi-même une femme noire prônant la beauté des cheveux naturels, je suis personnellement et professionnellement concernée par les sujets liés à la diversité et à la l’intégration culturelle.

En phase avec les convictions de ce projet je souhaite contribuer aux changements des mentalités de notre société afin que chacun et chacune puisse être apprécié à sa juste valeur.

Enrichissant humainement et professionnellement

Qu’est-ce que cela t’a apporté ?

Enrichissant humainement et professionnellement AYIKA’A m’a permis d’exercer ma profession sur différents profils de cheveux, choses qui m’a donné l’opportunité de challenger mes compétences et mon savoir-faire.

D’un point de vue humain, AYIKA’A a été l’occasion pour moi de rencontrer des personnes titulaires de problématiques similaires aux miennes et d’en discuter autour d’actions artistiques.

En apportant ma pierre à l’édifice, je contribue en partie à l’endiguement de ces inégalités sociétales auxquelles la femme noire et métissée est confrontée.

A très vite !

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